Hangar 107

TILT X CRAIG COSTELLO

TILT X CRAIG COSTELLO

tilt craig costello exposition-hangar 107 rouen

Fundamentals est un retour aux origines du graffiti, dans son état le plus primitif et minimaliste. À travers un langage abstrait et synthétique, résultant d’un véritable dialogue entre l’artiste et la ville.

 

Tilt et Craig Costello mettent en exergue la culture clandestine qui a permis l’essor de ce mouvement artistique. Les textures, les mouvements propres aux graffeurs, la vitesse, les couleurs pures jouant avec les contrastes ainsi que les matériaux bruts sont mis à l’honneur dans un flash-back qui célèbre les éléments constitutifs du graffiti.

 

En arpentant les murs du monde entier, ces deux artistes se sont nourris de leurs rencontres et de leur environnement, y ont laissé leur empreinte et sont rentrés dans la légende. Au travers de cette exposition, Tilt et Craig Costello rendent hommage à nos villes, à nos murs et à cette génération d’artistes qui ont contribué à la naissance du graffiti.

Exposition

Du 27 mars au 25 mai 2019

Le hangar 107
107, allée François Mitterrand, 76100 Rouen tel. : 02 35 58 54 47
Site : www.hangar107.fr

Horaires :
Ouvert du mercredi au dimanche de 11h à 19h

Entrée libre
accès à pied, en vélo ou en transports en commun (ligne 34 arrêt Hangars)

Informations : contact@hangar107.frwww.hangar107.fr

Craig Costello

Craig Costello Hangar 107 RouenCraig Costello, alias “KR”, a grandi dans le Queens des années 80, entouré par graffeurs, skateurs et punks. Le graffiti faisait partie intégrante de l’état d’esprit ambiant, autant qu’il était devenu un élément constitutif du paysage new-yorkais. Dans la culture graffiti la débrouille était de mise : la peinture était volée, les spots pour peindre illégaux. Il s’agissait de bricoler ses propres feutres et d’affirmer son style, tout en expérimentant avec de nombreux outils et de nouvelles techniques. A mesure que le graffiti sur les wagons des trains disparaissait, en envahissant les rues et les autoroutes, les graffeurs se sont mis à bouger davantage et par conséquent, les styles et les outils ont dû s’adapter, eux-aussi, à cette évolution.

 

Au début des années 90, KR s’est installé à San Francisco pour y étudier la photographie à l’Institut d’Art de San Francisco. Il y découvre une scène fleurissante et pourtant bien différente de celle qu’il avait connu à New York. Et c’est pour cela qu’il est arrivé en (ap)portant un regard radicalement nouveau sur les matériaux et les styles. En ignorant ouvertement les murs autorisés, il transforme les rues de San Francisco en son laboratoire personnel de recherche et développement et il n’a eu de cesse d’expérimenter avec divers outils et techniques, afin de créer des tags au feutre toujours plus grands et plus coulants.

 

Aujourd’hui, le travail de Craig Costello se recentre autour de la ligne, de son épaisseur et de son déploiement. Ses coulures envahissent les mégalopoles, s’apposent sur des boîtes aux lettres, sur des murs, mais aussi sur des toiles. Poursuivant ses recherches, il commence à utiliser l’extincteur comme outil afin d’investir de grands espaces, parmi lesquels les arches du Palais de Tokyo (Paris) ou une salle du Musée des Abattoirs (Toulouse) lors de la première édition de la biennale Rose Béton. Ses peintures verticales monumentales et abstraites allient dès lors la violence et la délicatesse, le surgissement et la maîtrise.

TILT

Tilt Hangar 107 Rouen

Né en 1973 à Toulouse où il vit et travaille, Tilt est un artiste emblématique de l’art urbain. Passionné de skateboard, il découvre très jeune dans cet univers l’esthétique et la philosophie du graffiti, les transgressions qu’il suppose et l’interrogation de l’espace public devenu celui du jeu. Il se confronte également à la problématique de la liberté de l’individu au sein du territoire, du milieu.

 

Le langage abstrait qu’il développe est en relation avec une totalité du geste, au caractère brut et primitif de la trace, de l’inscription sur une surface, dans un territoire et dans le monde. Sa démarche anti-esthétique est basée sur la destruction, la désintégration, l’effacement. Il disloque les plans, se joue des échelles et dé-contextualise des graffitis bruts qu’il extraie de la rue pour les donner à voir dans de nouveaux espaces. Au-delà d’une apparente immédiateté, son travail crée une attente chez le·a spectateur·trice. Il suppose du temps pour se dévoiler, pour être lu. Les lettrages sont devenus des bribes, des évocations, se cristallisant autour de la question de la plasticité du langage. Les signes et les références à l’héritage du writing fondateur sont dissimulés, juxtaposés, pour devenir la synthèse de multiples écritures de rue.

 

Ses œuvres sont le fruit d’un dialogue permanent entre espace urbain et évocation des codes de cette culture clandestine, nocturne, de ces groupes, de ce qui les fonde et les soude. L’artiste fait de ses empreintes dans la ville des rituels qu’il exporte dans le monde entier.